Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a annoncé que les soldats de plus de 30 ans allaient devoir se soumettre à des tests de niveau de testostérone affirmant, sans aucune preuve scientifique comme d’habitude, que cette hormone était centrale au fait de pouvoir se battre. Mais pour Hegseth et le mouvement trumpiste Maga (Make America Great Again) cette molécule est devenue le marqueur de la masculinité triomphante. À tel point qu’ils utilisent aujourd’hui le terme d’homme “High-T” (hautement testostéroné), une sorte de superman du quotidien. Mais ce délire pseudo-biologiste a des antécédents politiques peu recommandables. Comme le rappelle Paul Jackson, historien des idéologies d’extrême droite à l’université de Northampton (Royaume-Uni), « dans la période de l’entre-deux-guerres, les mouvements fascistes et nazis ont insisté sur le “déclin biologique” du mâle, affirmant que seules leurs politiques permettraient de “restaurer” cette virilité perdue ». Hegseth et sa bande ne font que recycler les idées rances de l’extrême droite machiste et sexiste.