Les dernières déclarations de Macron sur l’institution d’un service militaire volontaire font suite aux propos bellicistes du général Fabien Mandon, appelant la population à accepter de voir ses enfants mourir et de se serrer la ceinture en vue de la prochaine guerre contre la Russie. Elles ont suscité à juste raison une certaine émotion dans l’opinion. Mais elles ont été soutenues sans surprise par le président de la République qui a estimé que la phrase du chef d’état-major des Armées avait été « détournée » et « sortie de son contexte » pour « faire peur ». Le haut gradé a aussi reçu le soutien… de Raphaël Glucksmann, le leader de Place publique et qui se rêve candidat de la gauche social-démocrate à la prochaine élection présidentielle. Il a apporté sans réserve son appui au galonné jugeant qu’il avait raison d’alerter sur cette question, soulignant la nécessité de changer d’état d’esprit face aux menaces géopolitiques et que le pays devait se préparer à des sacrifices, y compris humains, pour protéger ses valeurs et son intégrité. Bref la guerre n’est pas encore là que Glucksmann est déjà aux avant-postes de la propagande belliciste et franchouillarde. On ne se refait pas.