Alors que l’offensive contre Gaza-ville, qui va remobiliser plus de 60 000 réservistes supplémentaires, est engagée, la radio de l’armée israélienne a annoncé chercher à recruter des soldats à l’étranger (notamment aux États-Unis et en France) pour combler 12 000 postes manquants. La guerre de Gaza – qui dure depuis bientôt 23 mois – est le plus long conflit de l’histoire du pays. Près de 900 militaires israéliens y ont trouvé la mort, 18 500 ont été blessés ou souffrent de stress post-traumatique et une cinquantaine d’entre eux se sont suicidés. À cela il faut ajouter les 14 600 hommes et femmes qui ont refusé de répondre à l’appel à la conscription et sont donc considérés comme déserteurs. Dans certaines unités, près de la moitié des réservistes se sont fait porter pâle. Tout cela, couplé aux imposantes manifestations contre la guerre qui ont eu lieu le week-end dernier – notamment à Tel Aviv – montre qu’une fraction croissante de la population ne croit plus la propagande officielle selon laquelle cette guerre, qui a tué plus de 60 000 Palestiniens, est nécessaire à la défense du pays. Mais de là à se débarrasser de Netanyahou et de sa clique, il y a un pas qui reste à franchir.