« Socialisme ou barbarie » : l’affirmation sans détour de Rosa Luxembourg en 1915, deux ans avant la révolution prolétarienne de 1917 en Russie semble tellement d’actualité en 2026.
Du sang et des larmes sur les mains
La population iranienne est désormais elle aussi sous le feu des bombes. Les gouvernements américain et israélien attaquent main dans la main comme ils le font depuis trois ans avec le génocide des Palestiniennes et Palestiniens. Mais aucun État ne peut se dédouaner. Impérialistes jusqu’au bout des ongles, la concurrence qu’ils se mènent met le monde à feu et à sang et partout la jeunesse des classes populaires est sollicitée pour mettre sa vie au service de leurs guerres pour les seuls intérêts de la bourgeoisie. Les dépenses militaires atteignent des niveaux records : 2 700 milliards de dollars en 2024, soit une hausse de 9,4 % en un an – la plus forte enregistrée depuis la fin des années 1990. Dans ce contexte, d’après le rapport 2025 des Nations unies, 676 millions de femmes vivent à moins de 50 kilomètres de conflits meurtriers. Les violences sexuelles liées aux conflits ont augmenté de 87 % en deux ans.
Dossiers Epstein ou quand l’ignominie d’un homme met en lumière la violence systémique de la bourgeoisie envers les femmes
Ces millions de pages de malversations financières, de corruption, de crimes sexuels, de pédocriminalité sont un concentré du système capitaliste, de sa violence sans limite, de la boucherie physique et morale à laquelle se livrent ses dirigeants et ses soutiens. De la corruption financière de Jack Lang aux soupçons de viols qui pèsent sur Donald Trump, tout le volet de marchandisation des corps des femmes, majeures ou mineures, se déroule sous nos yeux. Si cette afaire choque par son ampleur, elle interpelle aussi parce qu’elle touche à des femmes et des hommes de pouvoir qui ont été acteurs directs ou bien complices de ces violences et ces crimes. Deux ans après le procès Pelicot, des années après #MeToo et des décennies après l’affaire Strauss-Kahn, alors que seulement 7 % de victimes en France portent plainte, et alors que Brigitte Macron traite sans filtre de « sales connes » des militantes féministes, les budgets austéritaires foudroient, à bas bruit, tous les droits gagnés de haute lutte par la classe ouvrière et particulièrement les femmes.
De la grève à la révolution : un système à renverser !
En France, la fermeture des lits à l’hôpital, et particulièrement en maternité, représente désormais un danger direct pour la vie de certains bébés et la santé des mères ; dans l’éducation, la fermeture des classes menace désormais directement la possibilité de poursuite d’études pour les filles. Seulement 29 % des diplômes d’ingénieur sont délivrés à des femmes. Et toujours travail sous payé, temps partiels imposés, aides sociales méthodiquement réduites.
Les politiques racistes et réactionnaires distillent le poison de la division dans les classes populaires. Contre ces attaques patronales, guidées par le profit, il faut imposer nos revendications par nos luttes.
On ne peut compter que sur nous-mêmes, que sur nos luttes, il n’y aura pas de solution miracle qui viendrait d’une bonne Première ministre ou d’un maire de gauche.
En faisant croire que, dans le cadre des institutions au service des capitalistes et sans jamais remettre en cause la dictature des patrons, on peut changer la vie, toute la gauche institutionnelle, unie ou éclatée, ne fait que semer désillusions et désarroi. En menant les mêmes politiques antisociales que la droite quand ils sont en responsabilité, ils pavent la voie aux politiques réactionnaires du RN.
Alors oui, comme dans toute l’histoire de l’émancipation ouvrière, seules les luttes, les occupations, la grève générale ont engrangé des victoires. Mais pour que la fin de l’exploitation et des oppressions devienne une réalité pérenne, la seule solution crédible sera la révolution ! Alors organisons-nous ! Et le 8 mars, manifestons partout pour les droits des femmes et contre l’extrême droite dans nos manifs et dans nos vies !
Tract du NPA-Révolutionnaires pour les manifestations du 8 mars 2026