Mort lors d’une rixe le mois dernier à Lyon, en marge d’une conférence sur la Palestine que son groupe d’extrême droite voulait perturber, Quentin Deranque avait eu droit à un hommage solennel à l’Assemblée nationale et au Sénat. Les culs-bénits en auraient presque fait un saint ! Une simple enquête journalistique a révélé un autre visage : celui d’un néo-nazi assumé, souhaitant faire lire Mein Kampf de Hitler à tous les lycéens ; d’un raciste et antisémite crasse, affirmant que « il faudra déterrer et fusiller » l’avocate Gisèle Halimi (juive, franco-tunisienne, et militante du droit des femmes), et prônant la défense de la « blanchité ». La pitoyable indignation affichée après ces révélations par certains, de la présidente macroniste de l’Assemblée au premier secrétaire du PS, prêterait à sourire… si toute leur politique ne contribuait pas à savonner la planche à l’extrême droite.