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2019 et 2020 : deux ans de luttes et d’expériences pour les profs

En 2018-2019, alors que le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer met en place ses réformes du lycée et du bac, des grèves ont lieu dans les lycées. Une coordination nationale commence à se structurer. C’est elle qui, en juin, l’année scolaire touchant à sa fin, appelle à la grève des surveillances et des corrections du bac et l’organise concrètement, une première historique. L’intersyndicale nationale est obligée de suivre le mouvement. La violente colère de Blanquer est un aveu involontaire : les grévistes l’ont mis en difficulté.

Cette mobilisation s’est maintenue à la rentrée suivante. Alors qu’en décembre 2019 et janvier 2020, de nombreux profs sont allés renforcer les piquets de grève de la RATP et de la SNCF pendant la grève reconductible contre la réforme des retraites, en février, ce sont ces travailleurs d’autres secteurs qui viennent souvent renforcer les blocages organisés par les lycéens et les piquets de grève des profs lors des premières épreuves du nouveau bac Blanquer, nommées « E3C ». Ces grèves reposent sur des AG de bassin fortes ainsi qu’une coordination nationale qui se réunit toutes les semaines.

La pandémie de Covid et le confinement mettent entre parenthèses ces grèves, mais pas la mobilisation du personnel enseignant qui continue à se réunir régulièrement en coordination nationale par visioconférence. Ce sont d’ailleurs ces coordinations qui permettent aux collègues de s’organiser au moment du déconfinement, géré de manière particulièrement catastrophique par le gouvernement.

Aurélien Perenna

 

 


 

 

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