Si, au moins provisoirement, l’armée israélienne a suspendu les bombardements massifs au Liban, qui ont tué 2196 personnes, l’armée israélienne n’en continue pas moins la destruction systématique des habitations et infrastructures dans la zone qu’elle occupe dans le sud du pays. Selon des officiers, cités par le journal Haaretz : « Des dizaines d’engins de chantier, dont des excavatrices conduites par des entreprises privées, ont été acheminés dans la région. Certains ouvriers sont rémunérés en fonction du nombre de structures détruites. » L’objectif du gouvernement israélien est d’empêcher les 800 000 déplacés de revenir dans la région où ils vivaient, en la transformant en champ de ruines. Le ministre de la défense, Israél Katz a déclaré que « toutes les maisons des villages proches de la frontière israélienne seront démolies, selon le modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza », et que l’armée maintiendrait son contrôle jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres à l’intérieur du Liban. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, est allé encore plus loin en suggérant que le fleuve Litani devienne la nouvelle frontière nord d’Israël. L’objectif du grand Israël s’étendant sur l’ensemble de la Palestine et une partie des pays voisins demeure l’ambition de l’extrême droite israélienne.