Nos vies valent plus que leurs profits

Le bilan écologique de Macron se réduit comme peau de chagrin

La loi dite abusivement « de simplification de la vie économique », qui vient d’être entérinée par le Parlement avec le soutien du gouvernement, supprime dans les villes les « zones à faible émission », destinées à lutter contre la pollution atmosphérique, mais fait aussi la peau au dispositif de « zéro artificialisation nette » qui visait à lutter contre la bétonisation des sols à outrance en préservant les espaces verts et les terres agricoles. Auparavant Macron avait facilité la réintroduction de l’usage des pesticides en agriculture et simplifié les parcours juridiques d’infrastructures controversées comme le projet d’autoroute A69 entre Castres et Toulouse. Le 16 avril 2022, lors du meeting d’entre‑deux tours à Marseille, il avait solennellement déclaré : « Ce quinquennat sera écologique ou ne sera pas. » Et depuis, dans le domaine de l’écologie, on n’a pas vu grand-chose. Ou plutôt il a, dans un premier temps, fait adopter quelques mesurettes qu’il a ensuite… soigneusement détricotées sous la pression des patrons, de la droite et de l’extrême droite. Pour la nature et l’environnement, sans doute le pire quinquennat de la Cinquième République.