Une Malienne de 38 ans, sans papiers, en situation irrégulière et déboutée du droit d’asile, a été employée pendant trois ans par une famille pour s’occuper d’un vieillard de 90 ans. Elle n’avait aucun horaire fixe et devait être disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Selon l’inspectrice du travail elle travaillait 70 heures par semaine pour un salaire de misère. Sur les trois ans elle a touché 40 000 euros au lieu des 130 000 euros qui lui étaient dus. Son employeur, pour la tenir, lui faisait miroiter l’octroi de fiches de paie pour régulariser sa situation, fiches de paie qu’elle n’a jamais obtenues. Les syndicats CGT, Solidaires, LAB (basque) et CFDT se sont portés partie civile. Le ministère public a requis deux ans de prison avec sursis pour l’employeur voyou et une amende de 10 000 euros.