Nos vies valent plus que leurs profits

Le 1er mai, journée internationale de lutte de la classe ouvrière

En 1884, aux États-Unis, les syndicats appelaient à faire grève le 1er mai pour la réduction de la journée de travail à huit heures. Deux ans plus tard, l’Internationale ouvrière appelait à faire de cette date une journée internationale de grève et de manifestation pour la journée de huit heures. Depuis, chaque année, la mobilisation de millions de travailleurs et travailleuses dans le monde montre que, contre l’exploitation et l’oppression, la classe ouvrière continue encore et toujours de lutter.

C’est vrai aux États-Unis, où une classe ouvrière, en grande partie immigrée, victime du racisme, sait se battre et se défendre contre des conditions de vie insupportables. Mais aussi en Afrique, d’où sort désormais une grande partie de ces « métaux rares » indispensables à l’industrie moderne, et où les mineurs se battent malgré des conditions d’exploitation impitoyables. Sans oublier l’Iran, où malgré la répression féroce du régime et les attaques impérialistes, les grèves ouvrières n’ont pas manqué ces dernières années.

Une lutte que les directions syndicales et partis de la gauche institutionnelle aimeraient maintenir dans le cadre des étroits « États nation », n’hésitant pas à se ranger derrière des mots d’ordre nationalistes tels que le « produisons français ». À l’opposé, c’est en renouant avec le caractère internationaliste du 1er mai, en se coordonnant par-delà des frontières tracées et hérissées par des bourgeoisies, que la classe ouvrière tissera des perspectives pour en finir avec l’exploitation.

 

 


 

 

Sommaire du dossier du numéro 56 de Révolutionnaires