
Malgré la canicule, la manifestation contre toutes les répressions du 20 juin a regroupé un peu plus de 500 personnes.
Une initiative de regroupement inédite qui est partie des postières et postiers du 92 pour s’adresser aux travailleurs de La Poste comme au-delà dans le public et le privé, quelles que soient les organisations syndicales, politiques et associatives. Des syndicalistes et des travailleurs des secteurs du commerce, de la logistique, de Safran, de La Poste, de la sécurité privée, venus de Perpignan, de Marseille, Lyon, Grenoble, Rennes, Le Mans, Lille, des étudiants de plusieurs sections de l’Unef et des représentants de plusieurs organisations politiques, dont LFI, le Parti des travailleurs, et bien sûr le NPA-R ont participé. Regrouper des postières et postiers de plusieurs régions constitue une avancée significative, dans un secteur marqué par des conflits nombreux mais habituellement très localisés.
Cette manifestation inédite ne s’est pas tenue le jour d’un procès, d’une garde à vue ou d’une procédure disciplinaire mais sur une date choisie consciemment pour regrouper toutes celles et tous ceux qui sont habituellement convoqués dans des tribunaux, des commissariats ou des sièges sociaux, isolés les uns des autres.
Une manifestation qui a pris l’aspect d’une assemblée générale quand le cortège s’est arrêté devant le siège de La Banque postale puis devant le ministère du Travail, avec de nombreuses prises de parole qui ont exprimé la colère ouvrière. Dans ces prises de parole, on a pu entendre, parfois, des illusions sur les élections de 2027, mais surtout une aspiration à une mobilisation d’ensemble du monde du travail et de la jeunesse.
Le point sur lequel tout le monde était d’accord était bien résumé par le mot d’ordre : ils ne nous empêcheront pas de lutter ! Comme nos ennemis avancent, il est important d’allier le geste à la parole : urgent que toutes celles et ceux qui refusent le « boîte par boîte », le « secteur par secteur » se donnent réellement les moyens de faire front et donc de se rencontrer !
Le succès militant du 20 juin permet d’envisager des suites. À commencer par continuer à tisser les liens de solidarité avec de l’ensemble des réprimés, et ce dès le 25 juin avec le procès d’Anasse Kazib. Rendez-vous est aussi pris en soutien du secrétaire général de la CGT FAPT 66 (postaux) Alexandre Pignon, qui risque la révocation lors de son conseil de discipline le 30 juin à Paris.
La prochaine réunion des organisations qui ont préparé la manifestation du 20 juin se tiendra mardi 30 juin à 19 h 30. La proposition des postières et postiers du 66, SUD et CGT : organiser une rencontre nationale contre toutes les répressions après la période estivale.
Correspondant