Nos vies valent plus que leurs profits

Extraits de l’intervention de Selma Labib (Conférence nationale jeune de juin 2026)

Salut les camarades, c’est vraiment un plaisir d’être ici pour cette conférence nationale jeunes, de voir le nombre de délégués, de savoir aussi que derrière chacun de ces délégués, il y a des groupes militants, dans de grandes villes du pays, qui font vivre nos idées communistes, révolutionnaires et internationalistes. […] Aujourd’hui c’est la nouvelle génération Gen Z dont le nom résonne dans la jeunesse et qui remet en question l’avenir que lui promet le capitalisme. […] On a tous pu mesurer, en participant à des grèves ou en les soutenant sur les piquets, comment nos luttes, notre classe qui s’affirme, ça peut bousculer. C’est à ces expériences-là que nos convictions de révolutionnaires sont bien accrochées.

Il y a deux franges de la jeunesse. Celle dont les parents sont des travailleurs et des travailleuses, qui est l’objet d’un tri social qu’on ose appeler éducation nationale et qui s’est encore aggravé avec Parcoursup. […] Et il y a la jeunesse étudiante de différents milieux, ceux qui ont réussi à passer l’épreuve de la sélection sociale, parfois des enfants d’ouvriers qu’on a érigé en modèles de la méritocratie pour faire tenir leur système pourri, ou des enfants d’intellos, de profs, d’ingénieurs mais dont une partie aussi refuse l’avenir que leur promet cette société capitaliste, et à raison. […] Comme d’habitude aux élections bourgeoises, personne ne nous attend, la porte est fermée donc on va casser les carreaux et passer par la fenêtre. Les bourgeois ont des grandes fenêtres, on pourra faire rentrer tout le monde. Parce que si on y va, c’est pour faire résonner toutes les luttes du monde du travail et de la jeunesse. Celles des travailleurs et travailleuses du privé, des services utiles, des privés d’emplois, des retraités, de la jeunesse, de tout le monde du travail. Des postiers licenciés aussi, en lutte pour leur réintégration comme mon camarade Gaël Quirante avec qui on mènera la campagne collectivement, en duo de première ligne. En un mot, notre objectif est de mener une campagne ouvrière et révolutionnaire au service des luttes ! On sait bien que les luttes et les militants qui les animent sont minoritaires aujourd’hui. Mais c’est à partir de ces luttes qu’on peut rendre palpables nos perspectives de renversement du capitalisme et les adresser à des millions de travailleurs et de travailleuses. […]

Les promesses électorales, c’est pour ceux qui croient qu’on peut attendre sagement un an pour jouer notre sort à la loterie électorale. Mais c’est maintenant l’inflation, c’est maintenant les licenciements, c’est maintenant la casse des services publics au profit de l’armée. C’est maintenant qu’il faut s’organiser et rendre coup pour coup, car les patrons n’attendent pas le résultat de l’élection pour nous faire payer la crise qu’ils ont eux-mêmes déclenchée ! Parce que ceux qui perdent de vue les luttes, le rapport de force, ils se font emmener dans des impasses. Dans les douces illusions de la gauche institutionnelle ou dans la régression suicidaire de l’extrême droite.

Le combat contre l’extrême droite est indissociable du combat contre le capitalisme. Tesla est entré en bourse hier et cette opération purement financière a fait de Musk le premier « trillionnaire », l’homme le plus riche de l’histoire de l’humanité. Tout un symbole que le capitaliste en chef soit ce fils d’exploiteur raciste d’Afrique du Sud, un trumpiste aux penchants nazis et masculinistes. Oui, il est à l’image de ce système capitaliste qui pourrit tout, même les avancées scientifiques et technologiques comme l’IA qui pourrait être un des outils qui permettent d’alléger les tâches répétitives et de diminuer le temps de travail : « Le royaume de la liberté commence seulement là où on cesse de travailler par nécessité » disait Marx.

Oui le capitalisme a fait son temps, les patrons milliardaires transforment de l’or en plomb et emmènent la société à la catastrophe. Ne les laissons pas faire. Levons bien haut le drapeau du communisme, d’une société planifiée collectivement, à l’échelle internationale, que les moyens de production modernes, qui sont le fruit de notre travail et de celui de nos anciens, nous permettront d’administrer de manière démocratique, une société débarrassée de l’exploitation et des oppressions. « C’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons » !