Le militant de Révolution permanente, Anasse Kazib, et un de ses camarades, devaient être jugés devant la 10e chambre du tribunal de Paris, pour « apologie de terrorisme ». Finalement le tribunal ne s’est pas prononcé sur le fond et a accepté de transmettre à la Cour de cassation, à la demande de leurs deux avocates, une question prioritaire de constitutionnalité portant sur la présence de certaines organisations sionistes dans les rangs des parties civiles. Une façon de dénoncer le fait que depuis des années, ce sont de telles organisations – dont certaines soutiennent le génocide orchestré par Netanyahou – qui sont en pointe pour multiplier les plaintes et les constitutions de partie civile contre les soutiens au peuple palestinien et œuvrent, avec la complicité du gouvernement et d’une bonne partie de la classe politique, à criminaliser la solidarité avec les Palestiniens.