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Nouvelle-Calédonie : les élections provinciales ne changeront pas grand-chose

C’est aujourd’hui que se déroulent en Nouvelle Calédonie des élections provinciales qui, comme les scrutins précédents, vont opposer pro et anti-indépendantistes sur fond de crise politique persistante. Si officiellement les quelque 192 000 électeurs sont censés désigner leurs futurs représentants au sein des trois assemblées de province (Nord, Sud et Îles Loyauté), officieusement, c’est un vote pour ou contre l’indépendance qui se dessine. Trois référendums sur l’autodétermination ont bien été organisés ces dernières années, mais ils n’ont accouché de rien. Forte de l’appui du gouvernement la droite « loyaliste » ne veut pas entendre parler d’indépendance. Sa cheffe de file, Sonia Backès, déclarait il y a deux ans : « Au même titre que l’huile et l’eau ne se mélangent pas, le monde kanak et le monde occidental ont des antagonismes encore indépassables ». Et elle qualifiait le leader indépendantiste Christian Tein de « chef des terroristes ». Ce qui ne l’empêcha pas d’entrer au gouvernement comme ministre de la Citoyenneté. Lecornu, une fois les élections passées, prévoit d’inviter les élus des différents bords à Matignon. Mais cela risque de ne pas donner grand-chose tant que le droit à l’autodétermination de la Kanaky et de son peuple ne sera pas à l’ordre du jour.