
Mercredi 1er juillet, environ 500 personnes étaient rassemblées devant le siège de l’entreprise Roquette à La Madeleine près de Lille pour dénoncer les 310 licenciements prévus par le groupe. L’entreprise prétend avoir perdu en compétitivité avec la fermeture du marché américain et l’arrivée de produits chinois en Europe. Roquette, groupe international, a pourtant réalisé 590 millions de dollars de bénéfices en 2025. Un chiffre en augmentation par rapport à l’année précédente. Thierry Fournier, directeur général du groupe et artisan du PSE, cherche avant tout à faire grossir le profit des actionnaires en faisant payer les salariés. Les grévistes ont raison de scander : « C’est Fournier qu’il faut licencier ! »
Ce rassemblement fait suite à une première grève accompagnée d’une assemblée générale le 23 juin qui avait rassemblé plus de 1000 ouvriers sur les 2700 que compte l’usine de Lestrem (Pas-de-Calais). La combativité ne faiblit pas puisque ce 1er juillet l’usine est de nouveau à l’arrêt. Devant le siège, les grévistes de Lestrem ont été rejoints par ceux des sites de Vic-sur-Aisne (Aisne) et de Vecquemont (Somme), eux aussi menacés par les licenciements. Pour beaucoup, cette mobilisation n’en est qu’à son début. Comme l’ont résumé certains syndicalistes : « L’été risque d’être chaud et long. »
Les travailleurs de Roquette ne sont pas les seuls à voir leur emploi menacé dans la région. Que ce soit dans le commerce (Furet du Nord, Okaidi…) ou dans l’industrie (Arc international, ArcelorMittal, RHI Magnesita…), les attaques se multiplient. Suppressions de postes, départs anticipés ou licenciements secs : tout cela correspond bien à une même offensive générale du patronat. Si la mobilisation à Roquette montre la voie à suivre, les travailleurs menacés gagneraient à se coordonner pour rendre les coups.
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