La plupart des grandes banques viennent de publier leurs résultats pour le premier trimestre 2026. Et ils sont faramineux. BNP Paribas a enregistré le bénéfice le plus élevé de son histoire avec 3,22 milliards d’euros en trois mois, soit une progression de 9 % par rapport à la même période de l’an dernier. Celui de la Société générale progresse de 5,5 % alors que le Crédit agricole affiche un bénéfice net de 1,68 milliards d’euros. Déjà, l’an dernier, les cinq plus grands groupes côtés en bourse ou coopératifs avaient battu des records en réalisant 35 milliards d’euros nets cumulés. Comment expliquer ces résultats ? D’une part par l’augmentation des frais bancaires payés par les particuliers qui, avec une hausse de 2,7 % ont connu une hausse trois fos supérieure à celle de l’inflation. D’autre part en réalisant des « plans d’économies » qui ont consisté à fermer les agences les moins rentables, en supprimant nombre de distributeurs de billets et en taillant dans les effectifs. Les licenciements des uns assurent les sur-profits des autres.