À partir du 1er septembre le calcul pour la retraite des mères de famille prendra mieux en compte le nombre d’enfants, les arrêts maternité et les interruptions de carrière dues à l’éducation des enfants. Si jusqu’à présent les trimestres de majoration accordés à chaque naissance ne donnaient pas accès au dispositif de retraite anticipée pour les carrières longues, les nouvelles directives permettent désormais la prise en compte de deux trimestres. De plus le calcul de la retraite sera établi sur les 24 meilleures années pour les parents d’un enfant et les 23 meilleures années à partir de deux enfants. Ces petites modifications, si elles sont bienvenues, ne changeront pas grand-chose au fait que les femmes restent défavorisées par rapport aux hommes dans ce domaine. Elles touchent une pension inférieure en moyenne de 38 % et liquident leurs droits à la retraite à 63 ans et 1 mois, soit huit mois plus tard que leurs homologues masculins. Pour arriver à une égalité femmes-hommes dans ce domaine, il y a encore du pain sur la planche.