Après plusieurs rebondissements la loi de programmation militaire réactualisée a été votée par l’Assemblée nationale. Elle accorde une rallonge de 36 milliards d’euros d’investissements au budget des armées, prévoit un réarmement massif en munitions et en drones, et crée aussi un nouvel « état d’alerte de sécurité nationale » qui vient s’ajouter à l’arsenal des régimes d’exception déjà prévus par la Constitution, comme l’état d’urgence, l’état de siège ou la mobilisation générale. Concrètement, l’État aura les mains libres pour restreindre un peu plus les droits démocratiques dans tous les domaines en cas de « menace » ennemie plus ou moins clairement précisée. Une innovation qui inquiète, à jute titre, les associations de défense des libertés. Un pas de plus pour conditionner l’opinion publique à la marche vers la guerre.