Israël, le Liban et les États-Unis ont signé un accord-cadre à Washington, sans en dévoiler le contenu mais avec pour objectif affiché d’ouvrir la voie à « une paix et une sécurité durables », selon le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Des paroles en l’air car l’accord en question risque d’être toute aussi éphémère que le cessez le feu conclu le 17 avril dernier et qui n’a jamais été respecté. Depuis lors l’armée israélienne a mené de vastes frappes aériennes au Liban et déployé des troupes dans le sud du pays, faisant des milliers de morts et des dizaines de milliers de déplacés. Et différents ministres israéliens ont été clairs sur le fait qu’il n’était pas question que l’armée sioniste quitte le pays, certains même préconisant une annexion pure et simple d’une partie du territoire libanais, comme Israël l’a déjà fait avec le plateau syrien du Golan. Alors l’État hébreu trouvera n’importe quel prétexte pour ne pas appliquer l’accord en en rejetant la faute… sur l’Iran et le Hezbollah. Un air de déjà vu…