Nos vies valent plus que leurs profits

Les quatrièmes rencontres ouvrières du Nouveau Parti anticapitaliste-Révolutionnaires

Nous étions près de trois cents à nos rencontres nationales ouvrières des 28 et 29 mars. Chaque année, c’est un moment privilégié, car notre implantation dans la classe ouvrière est le cœur de la construction de notre organisation, la pierre sur laquelle se construit le futur parti communiste révolutionnaire, qui sera forcément collectif, qui attirera non seulement bien davantage de travailleurs et travailleuses mais devra aussi rassembler les courants de l’extrême gauche révolutionnaire qui n’ont pas abdiqué leur indépendance politique face à la gauche institutionnelle.

Oui, notre implantation dans les boîtes est notre oxygène. Nos camarades sont dans des dizaines de secteurs et d’entreprises. Dans vingt-quatre ateliers différents et deux pléniers, ils ont échangé. Un immense pot commun d’expériences : luttes pour les salaires dans ces temps de NAO, luttes pour les conditions de travail, modalités d’intervention dans les syndicats ou les CSE, combat contre les idées d’extrême droite qui n’existent ou ne s’expriment pas de la même façon selon les régions et les lieux de travail, etc. Dans un but commun d’intervention et d’organisation des travailleurs pour se préparer aux luttes qu’il va falloir mener et qu’il ne faudra pas laisser aux appareils syndicaux ni aux appareils politiques de la gauche. Trop souvent, pour ne pas dire toujours, ils les ont emmenées dans l’impasse d’un prétendu dialogue à sens unique avec les patrons ; dans l’impasse électorale d’un capitalisme à visage humain qui sortirait des urnes ; dans l’impasse du nationalisme, ce poison que les bourgeois voudraient nous faire avaler, d’autant plus quand ils s’arment jusqu’aux dents pour leurs sales guerres de pillage impérialiste.

La situation internationale aussi a été évoquée, parce que partout l’inquiétude monte contre les menées guerrières des puissances impérialistes, à commencer par la plus puissante d’entre elles, les États-Unis de Trump. Dans ce contexte, ont participé à nos échanges nos camarades des États-Unis (Speak Out Now), de l’État espagnol (Izar), d’Allemagne (RSO), comme les camarades d’Italie de Lotta Comunista. Nous avons abordé ensemble nos tâches communes de travailleurs révolutionnaires.

Oui, la libération des Iraniennes et des Iraniens ne peut venir que des classes populaires d’Iran, appuyées sur les travailleurs et les travailleuses de la région et du monde. Car oui, le régime capitaliste, théocratique et patriarcal des mollahs est un ennemi des travailleurs et des peuples. Mais comme Trump est l’ennemi des travailleurs et des femmes américaines. Comme Macron et ses amis patrons sont, ici, ceux qui portent les coups les plus durs à notre camp social. Oui, nos ennemis principaux sont dans notre propre pays !
Sur ces deux pages, nous publions quelques extraits de nos interventions. Bien davantage de nos échanges seront publiés sur notre site et nos réseaux sociaux. Et mieux encore : prenez contact avec nous. Venez militer avec nous !

La commission ouvrière du NPA-Révolutionnaires