Nos vies valent plus que leurs profits

Palestine

Les militants de la flottille humanitaire en route pour la bande de Gaza ont été visés à nouveau dans la nuit du 23 au 24 septembre par 15 à 16 drones alors que leurs bateaux se trouvaient au large de la Crête. Les engins ont provoqué des explosions et cinq embarcations ont été touchés. Les dirigeants de la Global Sumud Flotilla ont dénoncé dans un communiqué « de multiples drones, des objets non identifiés largués, des communications brouillées et des explosions entendues depuis plusieurs bateaux » avant de conclure : « Nous sommes actuellement témoins directs de ces opérations psychologiques, mais nous ne nous laisserons pas intimider. » Partie en début de mois de Barcelone, la flottille avait déjà fait l’objet de deux attaques de drones alors qu’elle était à l’ancre devant Tunis. Ses responsables ont accusé Israël d’être derrière ces agressions. Composée de 51 bateaux, la flottille revendique la participation de militants pro-palestiniens de 45 pays. Elle veut tenter de forcer le blocus qu’Israël impose à Gaza depuis 2007.

La reconnaissance de la Palestine par Emmanuel Macron à l’ONU a provoqué des réactions diverses et variées dans la classe politique. Les macronistes, et Olivier Faure pour le Parti socialiste, l’ont qualifiée un peu vite d’ « historique », alors qu’avant Paris plus de 140 pays l’avaient déjà reconnue depuis sa proclamation par Yasser Arafat en… 1988. Mieux vaut tard… À gauche Roussel, pour le PCF, et Mélenchon, pour la France insoumise, parlent de « victoire » mais ne s’attardent pas sur ce que ce geste va concrètement apporter aux Palestiniens. Et tous de défendre la solution à deux États qui, même si elle se réalisait (ce qui est hautement improbable) ferait de l’État palestinien une espèce de bantoustan d’Israël. À droite et à l’extrême droite, on s’aligne sur Netanyahou en affirmant que cette reconnaissance favorisera le Hamas. Tout en nuance. En fait le geste tardif de Macron et de ses compères européens, qui ne s’accompagne d’aucune sanction à l’égard de l’État sioniste, ne changera rien à la situation du peuple palestinien qui ne peut compter pour survivre que sur sa lutte et la solidarité de la classe ouvrière internationale.