Le 27 mars, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Patrick Hetzel, a proposé une loi visant à criminaliser les mobilisations dans les universités. La participation à une occupation d’université deviendrait un délit passible d’un an d’emprisonnement et de 7.500 euros d’amende, une peine portée à 45 000 euros et trois ans de prison si réalisée « en réunion ». Le but est d’empêcher les jeunes de se mobiliser sur leurs facs pour lutter contre les attaques du gouvernement et des capitalistes.
Cette loi répressive est proposée au moment même où les attaques pleuvent sur nos conditions de vie comme sur nos conditions d’étude. Les coupes budgétaires dans les universités vont par exemple renforcer brutalement la sélection sociale à la fac. Mais en face, les profits des patrons et les budgets militaires explosent, les guerres menées par nos dirigeants impérialistes se multiplient.
Une chose est claire : le gouvernement s’inquiète des mobilisations en soutien à la Palestine et des luttes étudiantes qui sont devant nous. Les capitalistes rêvent d’une jeunesse qui se tient sage, fait le service militaire et accepte les reculs sociaux ici comme les ravages de l’impérialisme à travers le monde. C’est bien par nos mobilisations et nos grèves généralisées que nous allons devoir leur répondre. Ce sont elles qui permettront d’arracher la satisfaction de toutes nos revendications.
NPA jeunes-Révolutionnaires