Sur plusieurs étapes de la Vuelta, des drapeaux palestiniens ont flotté et des banderoles ont exigé l’arrêt du massacre à Gaza. Les manifestants ont pointé du doigt l’équipe cycliste Israel-Premier Tech, véritable outil de propagande du régime israélien, financée par un milliardaire sioniste et intégrée dans la machine de « sportwashing » qui tente de repeindre en rose les crimes d’occupation et d’apartheid de l’État d’Israël. Une hypocrisie d’autant plus flagrante que l’Union cycliste internationale (UCI) a exclu toutes les équipes russes après l’invasion de l’Ukraine, mais continue d’ouvrir grand la porte à une équipe qui sert directement d’ambassadrice au colonialisme israélien. Loin de l’image aseptisée que cherchent à vendre les organisateurs, le peloton a traversé une contestation populaire qui rappelle que la Palestine est une lutte internationale. Dans les rues comme sur les routes, un message clair : tant qu’Israël bombarde, nous ne fermerons pas les yeux.