La loi contre les « fraudes sociales et fiscales » a été adoptée à une très large majorité en première lecture à l’Assemblée nationale le 7 avril. Le texte, porté par le gouvernement, a été voté par 363 voix contre 194. Les députés du Rassemblement national ont voté pour, aux côtés des partis de droite et du centre (Ensemble, Horizon, Modem). Tous les autres députés ont voté contre. Il ne s’agit évidemment pas d’une loi pour lutter contre les ultra-riches qui ne paient pas d’impôts ou contre les patrons qui ne paient pas leurs cotisations sociales. Mais d’une énième loi contre le monde du travail qui vise tout particulièrement les chômeurs indemnisés, les prestataires du RSA et les personnes percevant l’allocation adulte handicapé, qui vont faire l’objet d’un flicage renforcé. Le gouvernement compte pouvoir ainsi récupérer 1,5 milliard d’euros… à mettre en regard de l’évasion fiscale frauduleuse pratiquée par les plus riches qui s’élève à près de 100 milliards !
Quant aux arrêts maladie, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, juge qu’il y en a « trop » et pas « que des justifiés ». Alors, il y aura bientôt sur le site du ministère du Travail, a-t-il annoncé, un « bouton d’alerte » à disposition des patrons pour qu’ils puissent dénoncer leurs salariés « en un clic » à l’Assurance maladie qui prévoit d’augmenter les contrôles de 6 % en 2026.
Devenons « hors-contrôle » et faisons-leur remballer leurs attaques infâmes contre nos conditions de vie et de travail !
Marie Darouen