Nos vies valent plus que leurs profits

8 mars 2026 : pour faire face aux offensives antisociales qui pavent la voie à l’extrême droite, comme pour l’ensemble de nos droits, construisons un mouvement d’ensemble et défendons l’urgence de la révolution !

Plus que jamais, l’heure est à la lutte pour les droits de femmes partout dans le monde !

Les attaques patronales contre les travailleurs, incarnées par le budget 2026, vont particulièrement impacter les femmes. Les coupes claires dans les services publics – éducation, crèches, services sociaux et hôpitaux – auront des conséquences désastreuses sur les conditions de travail des salariées qui y sont majoritaires, comme nous l’expliquent Blandine et Coralie. Elles entraîneront des souffrances supplémentaires pour les usagères et usagers, surtout pour les plus fragiles socialement… On y retrouve majoritairement des femmes, la précarité se déclinant au féminin.

L’exploitation forcenée des femmes comme main-d’œuvre s’accompagne aujourd’hui encore de leur exploitation et de leur maltraitance sexuelles, comme les nouvelles révélations nauséabondes de l’affaire Epstein n’en finissent pas de le montrer.

S’ajoute à cette situation un climat marqué par une progression et une offensive de l’extrême droite nationaliste et raciste, rassemblée autour de l’organisation Némésis, qui, sous la vitrine du féminisme, n’a cessé de multiplier les provocations depuis trois ans en s’imposant dans les manifestations du 22 novembre contre les violences sexistes et sexuelles (imputables aux immigrés selon elle !) et du 8 mars, sous la protection de la police. C’est d’ailleurs un rassemblement initié par Némésis qui a entraîné la rixe entre ses protecteurs fachos et des antifas à Lyon le 14 février, aboutissant au décès de Quentin Deranque. Depuis, s’est déchaînée une campagne de calomnie menée par le gouvernement, les politiciens de droite et du RN, dénonçant la prétendue violence de « l’extrême gauche » incarnée par LFI. Mais nous savons et affirmons que le danger mortel pour les travailleurs est bien celui de l’extrême droite, qui a à son actif de nombreux meurtres de travailleurs immigrés.

Face à ces régressions et aux discriminations de toutes sortes charriées par le capitalisme, les communistes révolutionnaires que nous sommes se mobiliseront dans la rue le 8 mars pour dire que les droits des femmes ne sont pas négociables. Que les travailleurs, les femmes comme les hommes, ont tout à gagner à lutter contre les divisions entretenues par ce système, et contre leurs ennemis communs que sont les patrons et les bourgeois… de toute nationalité et de tout genre ! La seule perspective pour en finir avec les inégalités et les oppressions est le renversement révolutionnaire de cette société et des gouvernements à son service.

Liliane Lafargue et Armelle Pertus

 

 


 

 

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