La mort d’un casque bleu français au Liban suscite un grand battage des médias qui, à la suite de Macron, accusent le Hezbollah. Pourtant, cette organisation dément toute responsabilité et il existe bien d’autres possibilités, notamment une attaque provocatrice des forces israéliennes ou de factions libanaises armées liées à elles. Car Israël s’en est déjà pris aux forces des Nations unies, présentées comme des « forces d’interposition » mais qui n’ont quasiment jamais empêché de massacre. Par exemple, en 1996, Israël avait bombardé le camp de réfugiés de Cana tenu par la Finul au Liban, tuant 102 personnes. Encore récemment, les 29 et 30 mars derniers, trois casques bleus indonésiens ont été tués à quelques kilomètres de la frontière indonésienne.
Au delà des péripéties militaires, il semble que l’objectif de Macron, directement ou sous couvert de l’ONU, soit de participer à un « désarmement » du Hezbollah, en collaboration avec le gouvernement libanais, lui-même en pourparlers avec Netanyahou. L’impérialisme français cherche à conserver des positions dans un pays qu’il a toujours considéré comme sa chasse gardée. Non à l’intervention française au Moyen-Orient.