Le tribunal correctionnel a condamné de trois ans de prison le dirigeant d’une PME du secteur du bâtiment pour avoir hébergé et employé un jeune sans-papiers ivoirien de 23 ans dans des conditions indignes. Ce patron pratiquait une forme moderne d’esclavage qui n’a cessé que lorsque le salarié s’est gravement blessé et a d être soigné. L’entrepreneur ne s’est pas présenté à l’audience et n’était pas non plus représenté par un avocat. Il a donc été condamné en son absence et un mandat d’arrêt émis contre lui. Un exemple parmi d’autres du fait que des patrons voyous profitent de la situation précaire des sans-papiers pour les surexploiter. Une forme moderne de la traite des êtres humains.