Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé depuis le perron de Matignon que les artisans boulangers et fleuristes pourront ouvrir le 1er mai et que les salariés travailleront ce jour-là sur la base du volontariat en étant payés double. Il a indiqué qu’entre-temps, « une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’État » pour que les commerces concernés ne soient pas verbalisés. Une fleur faite à ces petits patrons après le crash à l’Assemblée du texte sur le même sujet défendu par les députés Renaissance. Dans la pratique cela ne changera pas grand-chose car la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a rappelé dans les colonnes du Parisien qu’il existe déjà un accord de branche dans le secteur de la boulangerie artisanale, signé par la CGT, qui prévoit des compensations et des contreparties à l’ouverture le 1er mai. Mais l’important pour Lecornu est de montrer qu’il est à l’écoute des patrons, petits et grands.