Par 77 voix contre 32 les députés ont rejeté un projet de loi transposant un accord conclu entre le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC et FO) et visant à réduire la durée d’indemnisation de l’assurance chômage par les personnes ayant signé une rupture conventionnelle. Le texte, sous couvert d’économies et de « retour à l’emploi », marquait un net recul social. Il prévoyait notamment de ramener de 18 à 15 mois la durée maximale d’indemnisation pour les allocataires âgés de moins de 55 ans, après une fin de contrat de travail à l’amiable. Cette durée serait fixée à 20,5 mois pour les plus de 55 ans, contre actuellement 22,5 mois à 55 et 56 ans et 27 mois après 57 ans. Après avoir été adopté par le Sénat le 1er avril dernier, il aurait du passer à l’Assemblée comme une lettre à la poste vu qu’il avait l’appui des députés du centre, de la droite et de l’extrême droite. Sauf que ces derniers étaient massivement absents et qu’ils se sont retrouvés minoritaires au moment du vote. Les députés de gauche ont alors approuvé un amendement du PCF prévoyant la suppression de l’unique article de cette loi… sauf ceux du Parti socialiste qui se sont courageusement abstenus. Mais le gouvernement ne s’avoue pas vaincu et a fait savoir qu’il convoquerait une deuxième lecture sur le texte. Le combat continue…