Alain Tsamas était le deuxième membre du collectif CGT Monoprix à être visé par une procédure-bâillon au tribunal intenté par la direction à l’encontre d’un syndicaliste très actif dans son entreprise, mais aussi présent dans bien des luttes en soutien à d’autres secteurs que le commerce.
Alain était accusé de « diffamation » et de « dénigrement » de son entreprise sur les réseaux sociaux pour avoir tout simplement cité des éléments écrits fournis par un directeur de magasin qui avait dénoncé un harcèlement de la part d’un directeur régional des ventes. Une de ses camarades du collectif avait elle aussi gagné en novembre dernier un procès similaire : elle avait mis en cause l’attitude autoritaire d’un cadre de son magasin. Tous deux ont gagné, Monoprix est débouté et doit prendre en charge les frais de justice des camarades.
Deux victoires juridiques qui constituent un encouragement : non, les patrons ne gagnent pas à tous les coups ! Surtout quand vos collègues de travail se mobilisent pour vous soutenir.
Correspondant