Alexandre, représentant syndical Solidaires de l’entreprise Pelico, se retrouve une nouvelle fois dans le viseur de sa direction pour avoir dénoncé les liens de cette start-up avec l’armée israélienne. Elle fournit en effet un logiciel aux industriels pour optimiser leur chaîne d’approvisionnement et est partenaire d’une société américaine impliquée dans l’armement de l’État israélien.
Une première tentative de licenciement avait été déjà rejetée par l’inspection du Travail et le ministère du Travail, mais l’employeur relance une procédure disciplinaire, pouvant aller jusqu’au licenciement.
Le gouvernement français apporte son soutien politique et militaire à la guerre des États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient, mais réprime aussi ceux qui affirment leur solidarité internationale, a fortiori dans les entreprises. Le bras de fer reprend. La mobilisation construite jusqu’ici montre qu’il est possible d’imposer un rapport de force contraignant patronat et institutions à reculer. Aucun renoncement !
Correspondant