À l’occasion des dix ans de la création du mouvement « En Marche », Emmanuel Macron a adressé une lettre enthousiaste aux adhérents de son mouvement, rebaptisé deux fois en une décennie pour devenir « La République en marche » puis « Renaissance ». Et d’affirmer sans rire avoir découvert une nouvelle façon de faire de la politique « pour proposer un chemin d’espérance et d’avenir aux Français ». Lorsque Macron a lancé son mouvement il le proclamait fièrement « ni de droite, ni de gauche ». Depuis lors il n’a cessé de faire alliance, au Parlement comme dans les élections, avec la droite, voire la droite extrême. Le mouvement était supposé « dépasser les clivages » et refuser les combines « des appareils politiciens ». Aujourd’hui, Gabriel Attal, qui en a pris la tête, se vautre dans ces combines avec délectation. Quant à ses résultats électoraux ils sont pour le moins très modestes. Mais l’important est que Macron soit content… ou fasse semblant de l’être.