Créée en octobre dernier la commission d’enquête sur l’audiovisuel public a conclu ses travaux par l’audition de Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions. À l’issue de cinq mois de travail, les parlementaires, et plus largement le public, n’ont pas appris grand-chose sur les problèmes, les ambitions et les projets de l’audiovisuel public. Et pour cause. Pratiquement toutes les séances ont servi de tribune au rapporteur d’extrême droite, le ciottiste Charles Alloncle, proche du Rassemblement national. Il a passé son temps à tirer à boulets rouges sur les chaînes de télévision et les stations radio du service public les accusant, pêle-mêle, d’être infiltrés par les gauchistes, de dilapider l’argent public et appelant à leur privatisation et leur attribution au secteur privé. Il a multiplié les provocations et les dérapages au point être rappelé à l’ordre par le président de ladite commission et la présidente de l’Assemblée nationale. Qu’importe. Il a utilisé la tribune qui lui était offerte pour déverser sa bile nauséabonde, applaudi par la sphère Bolloré et tout l’écosystème de l’extrême droite médiatique. Avant même de présenter son rapport final cette commission s’est complètement déconsidérée.