Les députés examinent une proposition de loi visant à allonger les délais de rétention administrative des personnes étrangères condamnées pour « terrorisme » ou « représentant une menace » avant leur éventuelle expulsion du territoire. Le texte prévoit la possibilité de les maintenir en détention jusqu’à 210 jours contre un maximum de 90 jours actuellement. Une première proposition de loi, englobant des dispositions similaires, avait été censurée en août 2025 par le Conseil constitutionnel. Mais les députés Charles Rodwell (Renaissance), défenseur d’une immigration « massivement réduite et choisie », Gabriel Attal (Renaissance) et Michel Barnier (Les Républicains) ont remis le couvert. Les associations d’aide aux migrants dénoncent des mesures disproportionnées qui relèvent « de la pure posture politique ». Cette nouvelle proposition de loi entre dans le cadre de la campagne anti-migrants que lancent régulièrement la droite et le centre en courant derrière le Rassemblement national.