La loi contre les polluants éternels (PFAS), promulguée en février 2025, prévoyait la mise en place d’une redevance dont devaient s’acquitter les industriels dont les usines rejettent dans l’eau ces polluants. Or, selon la cellule d’investigation de Radio France, l’entrée en vigueur de la redevance « a été repoussée par Matignon à la rentrée 2026 ». Conséquence : les recettes fiscales attendues de l’industrie chimique pour financer la dépollution des eaux vont se réduire d’au moins 15 millions d’euros. Ce report retarde d’autant la mise en œuvre de la dépollution mais fait plaisir aux industriels pollueurs. Et c’est bien le but de l’opération.