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SNCF Rhône-Alpes : contre toutes les attaques, unité dans la lutte !

Depuis plusieurs années, la SNCF généralise l’exploitation de ses lignes en Équipement agent seul (EAS). Cet énième acronyme signifie la disparition pure et simple des contrôleurs à bord des trains. Outre leur tâche de contrôle des billets, le rôle principal de ces agents est de veiller à la sécurité à bord. Gestion des voyageurs, des portes, assistance au conducteur en cas de problème, annonces… Tant de tâches que la direction de la SNCF entend rajouter au conducteur.

Début 2025, la direction du TER Auvergne-Rhône-Alpes annonce son intention d’exploiter l’axe Mâcon-Lyon-Valence, l’un des plus importants du trafic voyageurs de la région, en EAS. Cette mesure supprimera 27 emplois de contrôleurs sur les 80 que compte la résidence de Lyon-Perrache.

Une riposte s’organise et le 10 avril, c’est devant une résidence affichant presque 100 % de grévistes que 80 personnes se réunissent en AG, du jamais vu depuis 2023 ! Parmi eux, des contrôleurs, des conducteurs, agents d’escale, guichetiers, etc. Aussi bien affectés à Perrache qu’à Part-Dieu ou encore Valence et Grenoble.

Une telle diversité face à un sujet qui aurait pu se cantonner à une énième grève corporatiste et localiste montre bien que la masse d’attaques en cours qui touche tous les chantiers réveille une nécessité d’organisation chez de nombreux collègues. Au cours de l’AG, l’essentiel des discussions tournaient sur la question de l’élargissement du mouvement et la nécessité d’agréger toutes les bagarres en cours ou qui méritent d’éclater.

La reconduction de la grève au 23 avril a été votée à la quasi-unanimité. Cette date coïncide avec la tenue d’un CSE. Il est essentiel que les grévistes, forts de la réussite de cette première date, ne tombent pas dans le piège du calendrier de la direction et saisissent l’opportunité d’un mouvement large pour le construire eux-mêmes et en voter la direction. Cette organisation démocratique de la grève par les grévistes ne pourra passer que par un comité de grève élu et contrôlé par les grévistes dans les assemblées générales.

13 avril 2026. Correspondant