Le parquet national financier a fait perquisitionner les locaux du groupe Engie (ex-GDF Suez) dans le cadre d’une enquête visant l’ex-ministre de la Culture Rachida Dati. Elle aurait été rémunérée (290 000 euros) de façon occulte par le groupe énergétique alors qu’elle était euro-députée afin de faire du lobbying pour son compte à Bruxelles. Les enquêteurs s’intéressent également aux éventuelles relations d’intérêts qu’elle aurait entretenues avec l’Azerbaïdjan et le Qatar. L’information judiciaire porte sur des soupçons de corruption, trafic d’influence, détournement de fonds publics, recel et blanchiment. Dati est mouillée dans une autre affaire impliquant Carlos Ghosn, l’ex-patron de Renault, et est également soupçonnée de non-déclaration de bijoux à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Un sacré lot de casseroles.