La Coupe du monde de football qui vient de débuter outre-Atlantique condense à un degré jamais atteint jusqu’alors tout ce que le sport professionnel charrie de plus condamnable. D’abord la Coupe, avec la complicité ouverte du président de la Fifa, Gianni Infantino, grand admirateur de Trump, est utilisée par le président américain pour faire sa pub et celle de sa politique migratoire au détriment des joueurs, des arbitres, des accompagnants, des supporters, voire des journalistes. Un arbitre somalien s’est vu refouler car son pays est dans le collimateur du président américain. Les joueurs des équipes d’Ouzbékistan et du Sénégal ont subi des fouilles humiliantes et des interrogatoires musclés du fait sans doute de la couleur de leur peau. Même sort réservé au principal attaquant de l’équipe irakienne. De son côté, le président de l’Association internationale de la presse sportive a indiqué que de nombreux journalistes s’étaient vus refuser un visa d’entrée sans raison. Enfin la vente des tickets d’entrée dans les stades a déjà donné lieu à de multiples scandales et à une spéculation effrénée. Les « grandes valeurs » du sport ont encore une fois du plomb dans l’aile.