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Grève inédite au bureau de poste de Bron (Rhône)

À Bron, dans la banlieue lyonnaise, la direction de la Poste a cru pouvoir faire passer sans encombre une attaque sur les conditions de travail des agents des guichets. Travail deux samedis sur trois, voire trois sur quatre, au lieu des un sur deux actuels, et possibilité d’être envoyés sur les bureaux de poste de Chassieu ou Genas au pied levé, avec un emploi du temps instable… une réorganisation sous forme d’attaque en règle comme la Poste en a l’habitude.

Pour les agents, c’en est trop : après des tentatives de discussion avec la direction et une pétition à laquelle cette dernière n’a donné aucune suite, ils se sont mis en grève le lundi 8 juin. Une grève suivie à 100 % dans ce service de sept personnes, qui a donné lieu à la fermeture du bureau. Une première, de mémoire d’un travailleur employé de la boîte depuis 26 ans !

S’ensuit une semaine de manigances pour tenter de faire plier les grévistes : chantage à l’arrêt de la grève comme préalable aux discussions ou ouverture du bureau avec le renfort de cadres et d’une alternante. Mais les grévistes, dont certains pour la première fois, sont bien décidés à tenir ensemble.

C’est finalement lundi 15 juin à 18 h 30, après huit jours de grève, qu’un protocole de fin de conflit a été signé : trois jours de grève payés par la boîte, pas de réorganisation jusqu’à fin décembre 2026, et une réouverture des discussions à la rentrée. Un soulagement pour les grévistes et un premier recul pour la direction maintenant avertie : si elle cherche à imposer à nouveau sa réorganisation à la rentrée, elle trouvera sur son chemin les travailleurs soudés et leurs soutiens.

Correspondantes