À l’appel d’un collectif réunissant une vingtaine d’associations solidaires, humanitaires et d’organisations syndicales, une manifestation est organisée le 1er juillet à 18 h 30 devant la préfecture, place de la République, pour protester contre la décision du préfet de supprimer d’ici la fin de l’année 822 places d’hébergement d’urgence dont bénéficiaient jusqu’à présent des familles sans titre de séjour. Il y a un an, un premier rassemblement de protestation avait été organisé alors que plus de 700 places avaient déjà été supprimées. Comme l’écrivent les signataires de l’appel : « Sur le terrain, les conséquences sont déjà visibles et dramatiques. Chaque semaine, nos collectifs rencontrent des familles laissées sans solution d’hébergement. Des enfants, parfois très jeunes, sont contraints de passer leurs nuits sous des tentes, dans des véhicules, dans des halls d’hôpitaux ou encore dans la gare, après avoir passé leur journée à l’école. » Mais de cela le préfet s’en moque. Pour lui l’important est de faire du chiffre en s’en prenant aux familles migrantes alors même que le droit à l’hébergement d’urgence est inscrit dans la loi. Une attaque ignoble de plus contre les migrants.