Nos vies valent plus que leurs profits

Le patronat gèle les allocations chômage

À la suite d’un conseil d’administration de l’Unédic – l’organisme paritaire géré par les partenaires sociaux qui administre le régime d’assurance chômage et fixe les modalités d’indemnisation – les représentants des organisations patronales ont décidé de refuser toute revalorisation des allocations chômage, et ce malgré l’inflation. Une première depuis dix ans. La dernière hausse de ces allocations (+0,5 %) remontait à juillet 2025. De leur côté les confédérations syndicales proposaient une augmentation de 2,41 %, correspondant à l’augmentation du Smic et à l’inflation constatée sur les douze derniers mois. Pour justifier son refus, le patronat explique qu’il juge « prioritaire de rétablir les finances publiques, et donc de diminuer la dette de l’Unédic ». Régulièrement, les droits des privés d’emploi sont attaqués ou réduits par le gouvernement et le patronat qui marchent main dans la main. Pourtant cette allocation n’est pas un luxe. Selon les propres chiffres de l’Unédic plus de la moitié des 2,7 millions de personnes indemnisées touchent actuellement moins de 1 000 euros net mensuels tandis que l’allocation moyenne s’élève à 1 040 euros…