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Gironde : une « chaîne humaine » pour dire non à la LGV Sud ouest

Des centaines de personnes ont formé samedi une chaîne humaine à Bernos-Beaulac, au sud de Bordeaux, pour protester contre le projet de ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux, Toulouse et Dax dont les travaux devraient commencer en octobre prochain. « Patrimoine en danger », « Lascaux des arbres et de l’eau », ou encore « Arche de Noé de la biodiversité », pouvait-on lire sur des pancartes, en référence à la vallée du Ciron, qui doit être traversée par la LGV. « L’actualité caniculaire et l’empressement à rabattre les nappes phréatiques (en faire baisser temporairement le niveau, notamment pour faire des travaux) comme la précipitation à couper des arbres ne font pas bon ménage avec ce refuge climatique », ont affirmé les organisateurs. Des familles avec enfants, des groupes de jeunes, des élus, des sylviculteurs ont formé une chaîne humaine en se tenant par la main au rythme des tambours et de chants militants. De nombreux participants ont tenu à affirmer qu’ils ne se battaient pas contre le train, ni même contre le TGV mais contre les nouvelles lignes qui bétonnent et défigurent la nature. Ils demandent l’amélioration des dessertes ferroviaires au quotidien et la rénovation des lignes existantes. Quant au coût du projet, estimé en 2020 à 14 milliards d’euros, il a été depuis lors été réévalué d’au moins 20 %, et ce n’est pas fini. Il doit être financé à 40 % par les collectivités locales, 40 % par l’État et 20 % par l’Union européenne. Et là le gouvernement ne parle pas d’économies budgétaires.