C’est aujourd’hui et demain que se tient à Ankara, la capitale, le somment de l’Alliance atlantique auquel participent les dirigeants des 32 pays membres, dont Donald Trump. Mais la tenue de cette réunion a entraîné un vaste coup de filet chez les opposants au président Erdoğan. Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées parmi lesquelles des islamistes de diverses organisations, des militants de gauche et du parti d’opposition CHP, des universitaires, des membres de l’association des avocats progressistes (CHD), régulièrement la cible des autorités, et, pour faire bonne mesure Yildiz Tar, rédacteur en chef de Kaos GL, un magazine LGBT+. À part ces rafles policières, on estime à plus de 400 le nombre de prisonniers politiques détenus, depuis de nombreuses années, dans les geôles du pays. Ce qui ne semble pas gêner les membres de l’Otan qui s’affichent pourtant comme de farouches défenseurs de la « démocratie » et de la « liberté ».