Nos vies valent plus que leurs profits

Syrie : Macron joue les VRP

C’est accompagné de nombreux chefs d’entreprise, parmi lesquels Rodolphe Saadé, patron du géant mondial du transport maritime CMA CGM, et de Patrick Pouyanné, celui de TotalEnergies, que Macron s’est rendu en Syrie pour rencontrer le président Ahmed al-Charaa et discuter business avec cet ancien djihadiste d’Al-Qaïda, ce qui ne le gêne nullement. Car Paris espère bien que les industriels tricolores pourront décrocher de juteux contrats dans un pays où, après 14 années de guerre civile, tout est à reconstruire. Des accords ont été signés. Et les deux présidents ont souhaité que le pays devienne un carrefour énergétique, après le blocage du détroit d’Ormuz. Un vœu pieu. Si Paris n’oublie jamais de rappeler que jadis et la Syrie et le Liban furent dans son giron, il y a bien longtemps que l’impérialisme français n’a plus qu’une influence marginale dans la région. Et lorsque le président syrien appelle la France à jouer un « rôle actif » pour mettre fin aux « agressions israéliennes systématiques » dans son pays, Macron reste dans le vague en affirmant simplement que les « incursions », « ingérences » et « frappes » des pays voisins n’étaient « pas acceptables ». Quant à les empêcher, il en est bien incapable…