Condamnée par la cour d’appel de Paris après avoir été de nouveau reconnue coupable de détournement de fonds publics, Marine Le Pen a décidé de se pourvoir en cassation et de maintenir sa candidature à l’élection présidentielle. L’occasion de rappeler qu’avant les démêlés judiciaires de sa tête d’affiche, l’extrême droite plaidait pour une fermeté exemplaire concernant les responsables politiques condamnés par la justice. Jean-Marie Le Pen, le fondateur du Front national, avait même fait de sa devise « tête haute, mains propres », un slogan de campagne. En 2013, alors que le ministre socialiste Jérôme Cahuzac provoquait un scandale en reconnaissant posséder un compte en banque caché en Suisse, celle qui était alors présidente du FN soutenait le principe d’une inéligibilité à vie pour les élus reconnus coupables, notamment de fraude fiscale, de corruption, de favoritisme, d’emplois fictifs et de détournement de fonds publics. Elle coche aujourd’hui presque toutes les cases. Sa nouvelle devise : « tête basse, mains sales ».