
Vent de colère dans ces deux villes populaires du 92 contre les fermetures de classes et les suppressions d’heures : dix fermetures à Gennevilliers, 20 à Nanterre et des centaines d’heures en moins cumulées dans les collèges et lycées des deux villes.
Les revendications de ces deux collectifs sont claires : annulation de toutes les fermetures, restitution de toutes les heures et des brigades de remplacement de l’éducation prioritaire renforcée, reclassement en éducation prioritaire des réseaux et lycées qui en ont été sortis il y a dix ans.
Ce sont plusieurs années de luttes communes entre parents et enseignants pour le droit à l’éducation qui ont amené à la création de ces deux collectifs et à la possibilité conjointe d’appeler, le même jour, à une journée éducation morte sur les deux villes.
Ces dates ont été construites par une auto-activité des enseignantes, enseignants, parents et élèves! Des diffusions devant les établissements aux élèves, des collages partout dans la ville et des ateliers « banderoles » fait en commun entre parents, profs et enfants.
À Gennevilliers, 14 écoles sur 28, 2 collèges sur 3 et le lycée ont été touchés, soit 66 % d’élèves que les parents n’ont pas mis à l’école en signe de protestation. 200 personnes ont manifesté en plein centre-ville pour un déploiement de banderoles en clôture de la journée.
À Nanterre, la mobilisation s’est concentrée sur quatre groupes scolaires dont un entièrement bloqué par les parents mobilisés. Ils ont manifesté à 150 jusqu’à la direction académique des Hauts-de-Seine.
Une vidéo des deux collectifs en soutien aux parents, collègues et lycéens de Marseille a été réalisée.
La suite : une rencontre formelle des deux collectifs et une prochaine action commune au retour des vacances de printemps avec l’espoir de pouvoir construire une date commune nationalement !
Correspondante