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Accident TGV de Bully-les-Mines : mort au travail d’un agent de conduite

Le 7 avril, peu avant 7 heures, le TGV 7304 reliant Dunkerque à Paris percute à 131 km/h au passage à niveau de Bully-les-Mines la remorque d’un convoi exceptionnel transportant du matériel militaire. Le conducteur du TGV est tué sur le coup, douze passagers sont blessés.

Une centaine de collisions se produisent chaque année sur des passages à niveau entre trains et usagers de la route (98 % des cas proviennent du non-respect du Code de la route), entraînant une vingtaine de morts. Le problème est connu de longue date du monde cheminot, où les passages à niveau (PN) sont parfois surnommés « points noirs ». Sur les 15 000 PN du pays, celui de Bully-les-Mines ne fait pas partie des 14 estimés accidentogènes, ni même des 146 recensés comme prioritaires pour y effectuer des travaux dans le cadre d’un plan national de sécurisation des PN. Pourtant le drame a eu lieu.

Les 45 millions d’euros annuels alloués par l’État à ce plan dit de sécurisation font figure de pansement sur une jambe de bois alors qu’il serait nécessaire de gardienner les passages à niveau en attendant leur suppression définitive par la construction de ponts et tunnels.

13 avril 2026