Le gouvernement a fait savoir qu’il « réfléchissait » à un mécanisme pour encadrer les prix à la pompe. Un décret en ce sens a été préparé et envoyé pour avis au Conseil d’État et au Conseil national de la consommation. Il prévoit un déclenchement quand le litre d’essence ou de gazole dépasse 1,71 euro, sans pour autant établir un prix maximal pour les automobilistes. Selon les spécialistes, une telle mesure, même si elle est adoptée, ce qui n’est nullement certain, ferait au mieux baisser les prix à la pompe de quelques centimes. Car, dans cette période de crise, ceux qui s’en mettent plein les poches, ce sont moins les distributeurs qui gèrent les stations services que les raffineurs et les grandes compagnies pétrolières. Mais là pas question de toucher à leurs faramineux profits.