Trump se plaint de l’absence de soutien des Européens dans sa guerre. Pourtant, leurs États y sont de fait impliqués à sa traine et par leur soutien permanent à Israël.
Participation aux opérations militaires…
Au nom des « accords de défense » avec les pays du Golfe, deux Rafale de l’armée française décollent quotidiennement de la base d’Al Dhafra aux Émirats arabes unis pour détruire les drones iraniens. Ils ont tiré plus de 80 missiles air-air Mica depuis le 1er mars. Le gouvernement, inquiet pour ses stocks de munitions, prévoit même une rallonge de 8,5 milliards d’euros.
Malgré les déboires de la Royal Navy, avec les avaries sur son porte-avions Prince-of-Wales et de son destroyer Dragon, la Grande-Bretagne s’est dépêchée de déployer 400 soldats supplémentaires à Chypre. Le Premier ministre, Keir Starmer a également autorisé l’utilisation des bases militaires de Fairford, au sud-ouest de l’Angleterre, et surtout de celle de Diego Garcia, dans l’océan Indien, pour faire décoller des bombardiers de l’US Air force.
Dans l’État espagnol, où Pedro Sánchez prétend être le plus grand opposant à Trump, les bases de Rota et Maron, qui accueillent des avions américains, continuent de fonctionner normalement.
Soutien continu à l’État d’Israël
Tous ces États continuent, enfin, à soutenir sans faille l’État israélien, même lorsqu’ils critiquent en paroles son invasion du Liban. L’annonce de Netanyahou de stopper ses achats d’armes françaises, confirme que ces livraisons n’avaient jamais cessé.
Ce soutien ne se limite pas aux livraisons d’armes. 600 soldats français participent à la Finul, cette mission de l’ONU au sud du Liban qui, jusqu’au mois dernier, a multiplié les opérations pour désarmer le Hezbollah, sans jamais s’opposer à l’armée israélienne… qui l’a elle-même bombardée.
13 avril 2026, Aurélien Pérenna