La Fondation pour le logement des défavorisés vient de présenter son rapport annuel. « L’année 2025 a encore été une année noire pour le logement », résume la Fondation qui note une augmentation du nombre des expulsions et des personnes sans domicile. Plus d’un million de personnes sont sans domicile personnel, « qu’elles vivent à la rue, dans un squat ou un bidonville, en hébergement d’urgence ou accueillies chez un tiers ». Parmi elles, 350 000 se trouvent sans domicile fixe selon ses estimations, identiques à celles de 2024. Mais un chiffre en hausse par rapport à 2023 (330 000) et qui a plus que doublé en quinze ans (143 000 en 2012). En outre 912 personnes sont mortes dans la rue, une augmentation de 16 % en un an, dont 31 enfants de moins de quatre ans. Quant à la demande de logement social, elle « n’a jamais été aussi élevée », avec plus de 2,8 millions de demandeurs en attente. Elle juge enfin avec sévérité le bilan d’Emmanuel Macron à l’Élysée : « L’austérité sert en effet de fil rouge depuis 2017 pour le logement, en particulier pour la politique en direction des personnes défavorisées. » Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, qui devait être présent à cette présentation et répondre à des questions, s’est fait porter pâle. Il faut dire que son bilan n’est pas brillant.